appâts et brochettes au miel

PRÉSENTATION DES TEXTES. OU COMMENT HAMEÇONNER LE LECTEUR.

***

Scène de panique au supermarché, orchestrée par BFM TV sur les écrans du rayon hi-fi. Une nouvelle comico-absurde dont Aymeric Caron est le héros malgré lui.  BOUCHERIE

***

Dans une atmosphère ouatée d’angoisse, on fantasme les Judas, au propre comme au figuré ; désir transpirant par-delà les murs capitonnés, envie d’un dehors impossible, neige et détonations. Louise Sullivan nous sert ici l’histoire sublime et glauque d’un exil intérieur qui cherche une sortie. LES AMOURS RÉTINIENNES

***

Dans cette chronique Amélie Borgese établit une sorte de nécrologie du poil. Nostalgie des 70’s ! Honte à notre époque tourmentée qui sacre l’imberbe, l’épilation intégrale, le lisse triste, où les verges ressemblent à des Knackies et les pubis des tables à repasser. ROBE À PAILLETTES ET BARBE A PAPA

***

Les déboires d’un radin pathologique, autostoppeur de fortune. Une forêt, une Ford, des gouines, du sperme, et un tueur en série qui trempe ses mains dans le cambouis. Une nouvelle comico-glauque. LA PINCE ET LE MARTEAU

***

Paris et ses cafés, entre trafic de drogue, conversation littéraire et rêverie porno. Romantisme pur sucre. Les tribulations d’un écrivain maudit. Ça sent le musc et l’eau de Cartier.  ASTRE DE CHAIR

***

Chris Barsky est une jeune Québécoise qui raconte la marde quotidienne qu’elle vit à Paris. Pour sûr qu’elle en a eu du fun au commencement… Mais c’matin elle est toute mêlée, et complètement down. Pis cette envie d’voir des cétacés présentement… Ostie ! Une lettre d’amour qui smell l’cul et qui charrie d’la nostalgie, d’la bile et pis d’l’hérésie. SPOTTER LES BALEINES DU SAINT LAURENT

***

Premier épisode d’un western intergalactique aux allures de manga lesbien. Lennie Warkowski est une queutarde, une sale cow boy féministe aux mœurs machos. Cherchez l’erreur. Et à l’arrière des taxis, sur les banquettes de moleskine, il se passe des choses. HIBISCUS ET LANGUE DE PUTE

***

Comme des préfaces de la Mort, le plancher grince et les murs transpirent, des parfums gainsbouriens qui ne sont pas sans rappeler cet Hôtel Particulier aussi étrange qu’esthétique. Et au bout de l’escalier, la femme, terrible… Jacques Cauda nous propose ici un récit inattendu, d’une précision chirurgicale, truffé de références historiques, picturales et philosophiques qui tranchent avec la trivialité du désir. L’ ATTENTE

***

Vous ne connaissez pas la Loi 101 ? C’est une charte qui consacre la primauté de la langue française au Québec. Anne Archet, connue outre-atlantique pour ses talents de corruptrice, nous en fait une démonstration édifiante avec ce texte sobrement intitulé Bill 101 qui fesse, harnache et bifle le français au profit d’une partouze de langues éhontée. Qu’on se le dise, dans ce frozen Montréal, le samedi soir, les chiens sont hot… BILL 101

***

Avec ses jeux de mots, Amélie Borgese passe au grill les fêlées du botox, les scalpel-addicts et autres actrices surannées. Décapant ! RETOUR VERS LA SUTURE

***

C’est l’histoire d’une fille qui prend son bain. La mousse bouillonne comme de l’écume mais ça sent plus le pain au choc huileux que l’amande douce ou la goyave. Dissection d’un rituel fantasmé sur fond de schizophrénie, exploration des abysses du corps et de ses représentations… Avec cette plongée dans les turbulences intérieures de l’enfance Louise Sullivan tente de nous noyer dans un univers onirico-glauque dont elle s’est fait une spécialité. On boit la tasse avec extase. MANGER LES ÉPONGES

***

L’eau des bénitiers, ça reste de l’eau croupie dans laquelle des centaines de doigts trempent. Mais si en plus, le personnel de la boîte picole avant la messe… Jon Ho l’hérétique nous décrit ici une expérience authentique sur son sujet de prédilection. TRANSGRESSIONS DOMINICALES

***

Suite des aventures d’un western intergalactique aux allures de manga lesbien. Pour rappel, Lennie Warkowski est une tombeuse, une queutarde, une sale cow boy qui se bat contre l’oppression des femmes mais qui se comporte comme le dernier des machos. Ca pose parfois des problèmes… Dans cet épisode, Lennie débarque sur une planète givrée et ce n’est pas dans ce saloon, avec cette serveuse réfrigérante, qu’elle va trouver un peu de chaleur… Heureusement une bonne baston, ça vous émulsionne toujours le sang. PAS DE PRINTEMPS POUR LES POULPES

***

Eruption poétique dans la nuit en feu. Syntaxe haletante, dynamitée, à l’instar de la rage qui éclabousse. Folie d’un type haineux malmené par des hypocrites de tout poil, obsédé par des chattes inaccessibles. Un texte salvateur qui sent « la terre. Les ordures humides. Dieu. L’eau. Un nouveau matin tout neuf. L’immensité. Le pain d’épice. La sueur (…) La mousse humide. Le Pacifique sud. (…) Le commencement » (in Les monologues du vagin, Eve Ensler) LE JUS DE LA HAINE

***

Après L’enlèvement de Michel Houellebecq, film de G.Nicloux sorti en 2013, Hugo Drillski nous propose à présent son assassinat. A des années-lumières du clip de décapitation de Daech Productions, un texte décalé et nihiliste où les djihadistes relèvent plus de hipsters écervelés que de meurtriers rigoureux. Quant aux 72 vierges… L ‘ASSASSINAT DE MICHEL HOUELLEBECQ

***

Justine Adamsky a comme des envies de transgression ce matin. Ah l’adultère ! Secouer le bocal pour en sortir. Entre un fan d’échecs candidat à l’extra-conjugal et un bistrotier pas net, finalement, l’herbe n’est peut-être pas si verte ailleurs. Une nouvelle pas si absurde. TURPITUDES D’UNE ATTRACTOSE ORDINAIRE

***

Le vieux voisin de palier qui vous met le grappin dessus dès que vous sortez de chez vous, ça vous parle ? Celui qui vous tanne avec ses souvenirs de la guerre d’Algérie.  Celui qu’on a envie d’expédier ad patres parce qu’il casse les couilles. C’est ce vieux qui vient contrarier la soif inextinguible de Mr Zag. Entre vertiges post-cuite, individualisme sauvage, décrépitude glauque et béton qui fond, un récit piqué aux hormones qui pétille en bouche. UN COCA-COLA DE REMORDS

***

Necromongers nous livre ici une de ses spécialités : la fast tweet-littérature. Des séquences de prose foutraque en 140 signes, postées sur Twitter en 60 minutes chrono. Attention : drapeau levé, baignade interdite.  À FIXER LES OCÉANS D’ÉCLIPSES ON BOUCHONNE LA MARÉE

***

Ici Jésus et Bouddha sont bien faits de chair et d’os. Ils sont même potes et cognent la chopine dès que Marie a le dos tourné. Brèves complaintes de deux gars, proclamés prophètes malgré eux. LES MÉMOIRES DE JÉSUS

***

Boulot ingrat, métro des enfers, famille en décomposition avancée, misère affective… Pierre Hanska va craquer, c’est sûr. Et le crépitement du plastique dans tout ça ? Une ode sensorielle pour les desséchés du coeur.  GINGER KISS TEA

***

Le célèbre aventurier belge a mal viré : il est devenu un pur produit du mouvement complotiste, un genre de X-files 2015 mâtiné du fantasme d’E.T et de la pieuvre rastapopoulosite. Faut dire que la fumette et internet, ça aide pas. Une histoire trash écrite par Hugo Drillski où flow de rap, RSA, zoophilie et pornographie ne font pas bon ménage. TINTIN ET LE COMPLOT JUDÉO-REPTILIEN

***

Bissecta de Kinsâme a créé un langage transgenre. Corrompre la fonction sacrée des mots, hybrider les uns avec les autres, violer le destin rigide d’un substantif, pervertir la condition tristoune d’un nom pathétiquement commun, c’est son truc. Néologismes, hapax, hérésies langagières qui défriseraient plus d’un Académicien… COME ON GOOD BOY

***

Avec un nom pareil, on pourrait croire que ce texte est un pamphlet contre la bouffe indus’ saturée de gras. Pas du tout. Chipolata, c’est tout sauf une histoire pour saucisses. Et Dodo La Saumure n’a qu’à bien se tenir. CHIPOLATA

***

Un déchaînement de vent. Une route. Des jambes qui fendent l’air. Une course. Poursuite ? Allez savoir… Visions saccadées jusqu’à l’impact. À coups de rasades de 140 signes très alambiqués, Necromongers distille une fois de plus une histoire à démêler.  Avec en prime un titre à décorner les boeufs… LES VENTS CONFLUENTS PRODUISENT DES INONDATIONS DE L’ESPRIT BUCCAL

***

1986 : les poésies de Maurice Carême sont ânonnées sur l’estrade par des écoliers dociles, les mains dans le dos. 2015 : les poésies sont digitalisées et se download en méga-octets sur le web. Perrin Langda nous propose un flux de micro-poèmes où les #, les « share », les réseaux sociaux supplantent « les fleurs, les arbres, les oiseaux ».  POÈMES NUMÉRIQUES

***

Les moissonneuses-batteuses dans les champs, ça vous évoque l’été, la sieste, les oeufs tout chauds, les cloches de fin d’après-midi ? Pas ici. Comme un mauvais remake de La colline a des yeux, version Pas-de-Calais jaunâtre, Hugo Drillski s’amuse à commettre une nouvelle fois un texte improbable, un concentré de misérabilisme et de trash qui fait osciller entre fou rire et rire nerveux. Une farce grinçante à déconseiller aux bien-pensants.  FILS DE POULE

***

Les konbini sont des supérettes à la mode tokyoïte. Très pratiques pour combler une méchante faim de ramen lyophilisées ou de sushis en kit, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ; et on y trouve de tout, même des ninjas communistes. Le temps d’une nouvelle AG Marquet nous plonge ici dans un futur pixélisé aux allures de western-soba, où les écolières japonaises ressemblent plus à des Lara Croft putes et sadiques qu’à des Hello Kitty synthétiques. KONBINI KOMBAT

***

Ils tournent autour de leurs proies dans les bars. Planifient dans les moindres détails ce qui va devenir une aventure d’hôtel.  Mais quand ils passent à l’action, le scénario ne se déroule pas toujours à la note près. L’héroïne d’Aliénor Oval, elle, a une autre partition en main.  LA MÉLOMANE

***

Comme une odeur de vieille bobine. Mocassins qui claquent sur l’asphalte et costards rayés qui froufroutent. Paris millésime 2015 comme catapultée dans les sixties. Ils s’appellent Robert, Colette, mais se font appeler Lino, Gina. Ils ont biberonné du Parrain et du Clan des Siciliens, et ils en ont adopté les codes… Ames sensibles s’abstenir. Avec cette nouvelle qui se lit comme on regarde un film, Jacques Cauda nous prouve encore une fois l’immensité de son talent. Il est le grand gagnant de l’appel à textes « VENGEANCE ». LA BELLE HÉLÈNE

***

J. est un mythe, une rock star aux côtes desséchées. Avec son chien Judas, et ses potes Matthieu, Pierre et consorts, il tente de survivre dans cette société déboussolée. Au travers de l’alcool et de la came, c’est l’éternité qu’il cherche. Pour emmerder son Père. Toute ressemblance avec un personnage très célèbre est purement fortuite. TENDRE SON MAJEUR VERS LE CIEL

***

Un billet tout en métaphores fruitières et maraîchères, à faire pâlir d’envie Stéphane de Groodt. Très digeste ! Lauréat de l’appel à textes MI-FIGUE MI-RAISIN ! NI FIGUE NI RAISIN

***

Comme un story-board, l’ami Necromongers s’efforce de retranscrire son acuité céphalique au cours d’une journée de cueillette automnale. Une épopée divagante parmi les paradis artificiels qui pourrait se terminer en enfer. JE ME SOUVIENS DES 500 RÉSINEUX QUI ÉCOPAIENT LE TROP PLEIN

 ***

Robinson a bien fait naufrage sur une île déserte, comme le dit W.Defoe. Et il s’emmerde sec, comme dans le livre. C’était sans compter sur Antoine-Gaël Marquet et son esprit tordu qui ont décidé de s’emparer du texte… L’eau se met alors à ruisseler sur un corps musclé et huilé, le soleil traitre qui joue un sale tour comme dans L’Etranger de Camus, et tout dégénère… Une courte parodie saucée « mariage pour tous », bien ficelée. Lauréat de l’appel à textes « un classique de la littérature à revisiter ». CE QUI ARRIVA FATALEMENT DANS LE SECRET DE L’ILE SAUVAGE

 ***

Quentin Guichard s’attaque à un morceau de choix : Baudelaire. Il revisite La Chevelure, poème désormais mythique, à sa sauce. Une sauce très nicotinée… et très 2015. Entre Meetic, alcool, cul et névrose obsessionnelle,  Charles convoque le fantôme d’un Jean-Baptiste Grenouille addict aux tifs, sur fond d’American Psycho. Si vous voulez jouer les voyeurs, c’est par ici : LONGTEMPS, TOUJOURS, MA MAIN DANS TA CRINIÈRE LOURDE

 ***

La route se déroule comme une bobine dans le four mexicain. Les gode-cactus se dressent dans le ciel blanc. Un road trip poétique, piqué de sociologie. Vertiges. Voici Perry Ferry. DESIERTO AMARGO OU LE RÊVE DES CANYONS FLEURIS

 ***

J’ai eu affaire / à faire avec Amira Casar. Ca vous intéresse ? AMIRA CASAR CHEZ LES PLOUCS 

 ***

Une réunion de vieux réacs vire au drame et les adhérents du parti se retrouvent tous transformés en phasme. Un Poltergeist 2015 sur fond de farce médiatico-politique. Tellement drillskiesque ! LE PHASME DU SIÈCLE

 ***

La peinture, ça lui parle. Jacques Cauda peint en effet autant qu’il écrit. Et quand il s’empare d’une scène de La Maman et la putain, c’est pour en faire une séance – très corsée – entre un peintre et son modèle. Ca claque, c’est beau, c’est net et avec bavures. Texte interdit aux moins de 35 ans. LES POMMES

***

Vous avez toujours rêvé de voir les coulisses de fabrication de vos séries préférées sur Canal +? Guillaume Couty vous dit tout. Derrière les répliques brutes de décoffrage, c’est un vrai panorama sociologique qui jaillit, vu du prisme audiovisuel. Un régal… Attention : toute ressemblance avec des personnes réelles n’est pas du tout fortuite (il est vivement conseillé de lire en imaginant les voix des Guignols de l’Info). HIPSTERMAN

***

Darwin et Madame G. se livrent une battle de gentilles petites insultes conjugales. Un couple infernal qui déroule des répliques bientôt cultes. Et y’a des phéromones dans l’air ! C’est juste génial et savoureux. Sim Frozen, fils spirituel d’Audiard ? LA CUEILLETTE APRÈS L’AMOUR

***

Une nuit torride, un restaurant qui propose des plats que vous en trouverez nulle part ailleurs, un temps qui s’écoule de manière aléatoire… Bienvenue à X-land.  L’HOMME QUI VOULAIT ENTENDRE SON PRÉNOM PRONONCÉ AUSSI TENDREMENT QUE PAR SA PROPRE MÈRE

***

Quoi d’mieux que la gouaille enfantine et espiègle de Louise Sullivan pour explorer les noirceurs causées par les adultes ? Ca prend aux tripes, ça fait froid dans l’dos et c’est pas joli joli… Magnifique texte ! ORDONNANCE 45

***

Vous voulez savoir comment vous ferez la fête dans une poignée d’années ? Comment les chairs virtuelles s’uniront, comment les avatars de Google vous lobotomiseront dans les artères des villes, devenues tunnels de verre ? Lisez les courts épisodes de la série littéraire 10 jours à l’ombre des lampadaires au krypton, imaginée par Antoine-Gaël Marquet, le trublion au look sage.  LA ZONE INDUSTRIELLE OÙ L’ON DANSE

***

Quand t’as le derche scratché au canap’ et que tu cherches désespérément à te défoncer, faut pas compter sur Lakhdar. C’est un putain d’enfoiré. Et faut pas embrouiller Le Mec de l’Underground, il peut être très chanmé. Un concentré d’argot de tess’ assez jubilatoire… LE FANTASY MILKSHAKE

***

Il a un nom qui évoque les steppes gelées d’Alaska et pourtant sa littérature est chaude comme une pelle à raclette…. Sim Frozen réitère sa participation en nous proposant, avec cette scène d’amour un brin cochonne, c’est tout un univers infusé de poésie qui implose en bouche. PAILLARDISE

***

Le problème avec Ziggy Kaïros et sa cagoule noire, c’est qu’on ne sait pas si elle se sert du porno pour refaire le portrait de notre société, ou si elle se sert de notre société pour nous servir du porno en toute impunité. Mais on s’en fout. Le résultat est heureux. Dans ce texte à la prose lubrifiée au cynisme et à l’humour, l’écueil de la vulgarité est évité et c’est finalement l’obscénité de notre civilisation occidentale qu’on retient. À lire d’urgence ! LE PORNO N’EST PAS MORT

***

Société, tu m’auras pas (ou pas). Soixante étapes, deux personnes, deux lieux, deux funestes desseins. Avec une économie de moyens déconcertante, Pierre-Julien Brunet nous tient en haleine avec ce texte ultra-court . DANS LE VIDE

 ***

« C’est pas une teuf Tonton, c’est une assemblée générale. » Quand Tonton Pérave se tape l’incruste dans un rassemblement #NuitDebout, c’est pas forcément pour tenir le crachoir, c’est surtout pour serrer de la meuf. Dans la nébuleuse du Mec de l’Underground, un petit tacle aux bobos révolutionnaires. #BUKOWSKIDEBOUT

***

El tient à garder l’anonymat. Travailleuse sociale le jour, poète la nuit.  Son truc, c’est l’humain, avec ses peurs, ses faiblesses, sa rage, ses ressources. Sa prose, c’est le jet saccadé de l’espoir brimé. Incandescent, sauvage, beau tout simplement. SAUVAGE

***

Elle a coiffé tout son monde au poteau, avec son texte au titre étrange, qui n’est pas sans rappeler un certain Salinger. L’avale-coeur ne parle pas de tourments amoureux, ni de ceux qu’on nomme pervers narcissiques. C’est plutôt un OLNI – objet littéraire non identifié. Une prose poétique anatomique qui vire au discours politique et nous livre un regard lucide sur une actualité désolante. L’avale-coeur c’est aussi un rythme, ciselé, affûté, un souffle. Prix « sale temps pour les ours » du court littéraire 2016. L’AVALE-COEUR

***

À l’heure où évolutions sociétales et avancées technologiques créent des besoins nouveaux, d’étranges métiers apparaissent. Faites comme ce type, et vous ne pointerez jamais au chômage. Dans ce secteur, c’est activité garantie… Avec un cynisme tranquille, Karl Fardel brosse le portrait pathétique d’une civilisation en proie à la misère affective. S.A.V.

***